Le cabinet d’avocats de demain ?

Nous vivons dans un monde en mutation rapide où la technologie a énormément d’impact sur notre société. Ces évolutions ont aussi des répercussions indéniables sur le secteur juridique. Les progrès impressionnants de l’intelligence artificielle (AI) et la numérisation croissante modifient le contenu même de la profession.

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Le secteur juridique se trouve dans une phase de transformation profonde et de renouvellement. Le changement est d’ores et déjà en cours – et il est rapide. Nous pouvons distinguer cinq formes de transformation :

  1. L’automatisation entraîne un bouleversement de l’organisation interne ;
  2. La relation avec le client va changer. Le rôle de l’avocat s’apparentera de plus en plus à celui d’un consultant ou d’un coach ;
  3. Les nouvelles technologies contribueront à améliorer la satisfaction du client ;
  4. Les modèles organisationnels seront moins hiérarchisés ;
  5. Intégration complète d’une philosophie du marketing.

Cela signifie-t-il que tout va changer ? Absolument pas. Cela signifie que la profession d’avocat va devoir se réinventer dans une certaine mesure. Vu le caractère assez conservateur du secteur juridique, quelques obstacles peuvent entraver l’innovation. La question qui se pose est de savoir si l’investissement dans les nouvelles technologies est un investissement durable car il a un coût élevé et exige des formations supplémentaires. Une autre crainte concerne le fait de disposer de compétences informatiques et techniques suffisantes au sein de l’entreprise, étant donné que la formation des avocats porte exclusivement sur des matières juridiques.

De plus, les évolutions technologiques sont parfois ressenties comme une menace. Il y a dès lors une crainte de ne pas réussir à rester maître du progrès technologique, ce qui amènerait à se sentir démuni, voire inutile et dépassé. Le fait que le client est de mieux en mieux informé grâce aux données disponibles sur Internet peut également donner l’impression que l’avocat est moins nécessaire. Ce dernier doit par conséquent démontrer de nouveau sa valeur ajoutée.

Les tâches fondamentales de l’avocat, telles que plaider, conseiller et rédiger des conclusions, ne changeront pas immédiatement. Nous constatons cependant que les applications AI sont toujours plus sophistiquées. Les chatbots, par exemple, font office de conseillers juridiques en ligne.

Plus d’informations ? Découvrez ici comment Karen Kelchtermans et Michiel Beutels (Gevaco) voient l’avenir du cabinet d’avocats.